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Bienvenue sur le site de l'Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF),

une association sans but lucratif regroupant des sociologues et des anthropologues d'expression française du Canada.

L'association a pour objectif de favoriser les échanges au sein de ces deux disciplines et d'en faire la promotion.  

Prix d'excellence de l'ACSALF Georges-Henri-Lévesque

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Le Prix de l’ACSALF Georges-Henri-Lévesque vise à honorer annuellement l’excellence

de deux mémoires de maîtrise rédigés en français, l’un en sociologie et l’autre en anthropologie.

 

CONCOURS 2011

Règlements

Formulaire d'évaluation par la directrice ou le directeur de recherche

Formulaire d'inscription

 

Les récipiendaires

 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002

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Liste des récipiendaires 2005 - 2010

Les récipiendaires Concours 2011


Comme à chaque année, l'Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF) souhaite honorer des étudiantes et des étudiants ayant déposé un mémoire de maîtrise dans une institution canadienne d'enseignement supérieur par la remise du prix Georges-Henri-Lévesque.

Ce prix a pour vocation de promouvoir au deuxième cycle universitaire le dynamisme, la synthèse, l’accroissement et la diffusion de la culture savante de la sociologie et de l’anthropologie. Parmi une sélection de finalistes, il couronne habituellement deux mémoires de maîtrise rédigés en français, l’un en sociologie et l’autre en anthropologie.

Soulignant de manière concrète la réalisation exceptionnelle de nos meilleur(e)s étudiant(e)s, ce prix a, par le passé, servi de tremplin à plusieurs carrières en recherche et en enseignement.

Au nom de l’ACSALF, les membres du jury sont heureux d’annoncer les
récipiendaires du Prix GHL 2011 :

 

 

 

 

             

Sylvie Martin

récipiendaire

 sociologie

Département

de sociologie,

Université de Montréal

 « L’utérus artificiel ou l’effacement du corps maternel : de l’obstétrique à la machinique »

Sous la direction de Céline Lafontaine

Texte intégral du mémoire

 

Karine Gagné

récipiendaire

 anthropologie

Département d’anthropologie,

Université de Montréal

 « Gestion des ressources naturelles, dégradation de l’environnement et stratégies de subsistance dans le désert de Thar : Étude ethnographique dans la région du Marwar, au Rajasthan en Inde »  Sous la direction de Karin Bates

Texte intégral du mémoire

 

Bruno Demers

finaliste sociologie

Département de sociologie, Université du Québec à Montréal

« Guérir de soi dans la modernité : Le cas de la pratique de la méditation vipassana »

Sous la direction de Magali Uhl

Résumé du mémoire

 

 

 

Marc-André Gauthier

finaliste sociologie

Département de sociologie, Université Laval, Québec

« Essai d’interprétation de la théorie de Michel Freitag sur le capitalisme et la postmodernité. Du capitalisme industriel à la révolution managériale et organisationnelle » Sous la direction de Gilles Gagné

Résumé du mémoire

 

             

Les membres du jury tiennent à féliciter chaleureusement les quatre finalistes qui ont produit

des mémoires remarquables et ont ainsi apporté, chacun dans leur domaine,

une véritable contribution à l’avancement des connaissances.

 

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Liste récipiendaires 2005 - 2010

 

(2010), Arthur Floret, Département d'anthropologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé « Le changement social et l’État moderne en Mongolie »

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(2010) Fanny Morland, Département d'anthropologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé « Nutrition et état de santé : études paléochimique et paléopathologique de la population exhumée du cimetière protestant Saint-Matthew, ville de Québec, Canada (1771-1860) »

c

(2010) Geneviève Gendreau-Beauchamp, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal pour le mémoire intitulé « La crise des sciences chez Edmund Husserl et Michel Freitag »

c

(2010) Gabriel Doré, Département de sociologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé

« Les valeurs des étudiants dans l’engagement dans leurs études »

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(2009) Maxime Lefrançois, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal pour le mémoire intitulé « La financiarisation et la massification de l’épargne : le cas des fonds mutuels canadiens »

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(2009) Stéphanie Tremblay, Sciences de l'éducation, Université du Québec à Montréal

pour le mémoire intitulé « École, religions et formation du citoyen : transformation au Québec (1996-2008) »

c

(2009) Daphné Esquivel Sada, Département de sociologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé « Le 'nanomonde' et le renversement de la distinction entre nature et technique : entre l’artificialisation de la nature et la naturalisation de l’artifice »

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(2008) JEAn-michel landry, Département d’anthropologie, Université Laval pour le mémoire intitulé «Les ingénieurs de l’âme : pouvoir et subjectivation sous Staline », sous la direction de Marie-Andrée Couillard

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(2008) Catherine lemieux, Département d’anthropologie, Université Concordia pour le mémoire intitulé « Coopération, partenariat et respect mutuel entre le Québec et les Cris d’Eeyou Istchee. Problématique d’une entente de nation à nation »

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(2008) Rosalie DION, Département de sociologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé « Le développement d’une pensée séculière par la diffusion de la religion : une sociologie des humanistes »

c

(2008) DAhlia namian, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal pour le mémoire intitulé « La tentation d’être soi : vivre et survivre avec des antidépresseurs »

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(2007) Kim Turcot DiFruscia, Département d’anthropologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé « Des filles, du sang et du silence : regard sur la construction du secret de la ménarche »

c

(2007) David Dupont, Département de sociologie, Université Laval pour le mémoire intitulé «Agriculture et agroalimentaire au Québec. Du projet nationaliste des clercs à l'insertion de l'agriculture dans le complexe agroalimentaire mondiale »

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(2007) David Lessard, Département d’anthropologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé «Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de Mistissini : explorations et participations surveillées dans un contexte formalisé depuis la Convention de la Baie James et du Nord québécois »

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(2006) Marie-Pier Girard, Département d’anthropologie, Université de Laval pour le mémoire intitulé « La négociation de l’enfance dans les rues de Quito : entre "l’enfant mondial" de l’UNICEF et l’expérience de la marginalisation »

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(2005) François L’Italien, Département de sociologie, Université Laval pour le mémoire intitulé « Praxis et subjectivité. Contribution à la critique de la philosophie de la pratique de Marx »

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(2005) Géraldine Mossière, Département d’anthropologie, Université de Montréal pour le mémoire intitulé  « Expressivité rituelle : Corps et discours dans le culte  dominical d’une église d’immigrants à Montréal »

 

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Les récipiendaires

2011, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002, 2004

2011

SOCIOLOGIE

Sylvie Martin

récipiendaire sociologie

Département de sociologie

Université de Montréal

Titre du mémoire :

« L’utérus artificiel ou l’effacement du corps maternel : de l’obstétrique à la machinique »

direction de Céline Lafontaine

Texte intégral du mémoire

 

Bruno Demers

finaliste sociologie

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal

« Guérir de soi dans la modernité : Le cas de la pratique de la méditation vipassana »

direction de Magali Uhl

Résumé du mémoire

 

Marc-André Gauthier

finaliste sociologie

Département de sociologie

Université Laval, Québec

« Essai d’interprétation de la théorie de Michel Freitag sur le capitalisme et la postmodernité. Du capitalisme industriel à la révolution managériale et organisationnelle »

direction de Gilles Gagné

Résumé du mémoire

 

ANTHROPOLOGIE

Karine Gagné

récipiendaire anthropologie

Département d’anthropologie

Université de Montréal

« Gestion des ressources naturelles, dégradation de l’environnement et stratégies de subsistance dans le désert de Thar : Étude ethnographique dans la région du Marwar, au Rajasthan en Inde »

direction de Karin Bates

Texte intégral du mémoire

Haut

2010

ANTHROPOLOGIE

Arthur Floret

récipiendaire ex aequo anthropologie

Département d'anthropologie

Université de Montréal 

Titre du mémoire :

« Le changement social et l’État moderne en Mongolie »

direction de Bernard Bernier

Texte intégral du mémoire

 

Fanny Morland

récipiendaire ex aequo anthropologie

Département d'anthropologie

Université de Montréal 

Titre du mémoire :

« Nutrition et état de santé : études paléochimique et paléopathologique de la population exhumée du cimetière protestant Saint-Matthew, ville de Québec, Canada (1771-1860) »

Sous la direction d'Isabelle Ribot

Texte intégral du mémoire

 

SOCIOLOGIE

Geneviève Gendreau-Beauchamp

récipiendaire sociologie

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal

Titre du mémolire :

« La crise des sciences chez Edmund Husserl et Michel Freitag »

Sous la direction

de Louis Jacob

Texte intégral du mémoire

 

Gabriel Doré

finaliste sociologie

Département de sociologie

Université de Montréal

Titre du mémoire :

« Les valeurs des étudiants dans l’engagement dans leurs études »

Sous la direction

de Jacques Hamel

Résumé du mémoire

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2009

SOCIOLOGIE

Maxime Lefrançois (Récipiendaire)

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal

Titre du mémoire : « La financiarisation et la massification de l’épargne : le cas des fonds mutuels canadiens », sous la direction d'Éric Pineault
Texte intégral  du mémoire

 

SOCIOLOGIE

Stéphanie Tremblay (Finaliste)

Sciences de l'éducation

Université du Québec à Montréal

Titre du mémoire : « École, religions et formation du citoyen : transformation au Québec (1996-2008) », sous la direction de Micheline Milot

Résumé du mémoire

 

SOCIOLOGIE

Daphné Esquivel Sada (Finaliste)

Département de sociologie

Université de Montréal

Titre du mémoire : « Le 'nanomonde' et le renversement de la distinction entre nature et technique : entre l’artificialisation de la nature et la naturalisation de l’artifice », sous la direction de la professeure Céline Lafontaine.

Résumé du mémoire

 

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2008

ANTHROPOLOGIE

JEAn-michel landry  (Récipiendaire)

Département d’anthropologie

Université Laval

Titre du mémoire : « Les ingénieurs de l’âme : pouvoir et subjectivation sous Staline », sous la direction de Marie-Andrée Couillard

Résumé du mémoire  

 

ANTHROPOLOGIE

Catherine lemieux (Finaliste)

Département d’anthropologie

Université Concordia

Titre du mémoire : « Coopération, partenariat et respect mutuel entre le Québec et les Cris d’Eeyou Istchee. Problématique d’une entente de nation à nation », sous la direction de Sally Cole

Résumé du mémoire

 

SOCIOLOGIE

Rosalie DION (Récipiendaire)

Département de sociologie

Université de Montréal

Titre du mémoire : « Le développement d’une pensée séculière par la diffusion de la religion : une sociologie des humanistes »,sous la direction de Barbara Thériault

Résumé du mémoire  

 

SOCIOLOGIE

DAhlia namian (Finaliste)

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal (UQAM)

Titre du mémoire : « La tentation d’être soi : vivre et survivre avec des antidépresseurs »

Résumé du mémoire

 

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2007

ANTHROPOLOGIE

Kim Turcot DiFruscia  (Récipiendaire)

Département d’anthropologie

Université de Montréal

Titre du mémoire : « Des filles, du sang et du silence : regard sur la construction du secret de la ménarche », sous la direction de Gilles Bibeau et la co-direction de Mariella Pandolfi

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SOCIOLOGIE (Récipiendaire)

David Dupont

Département de sociologie

Université Laval

Titre du mémoire : « Agriculture et agroalimentaire au Québec. Du projet nationaliste des clercs à l'insertion de l'agriculture dans le complexe agroalimentaire mondiale »,

sous la direction de Simon Langlois

Résumé du mémoire  Le mémoire est en cours de publication aux Éditions FIDES.

 

ANTHROPOLOGIE

David Lessard (Finalist)

Département d’anthropologie

Université de Montréal

Titre du mémoire : « Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de Mistissini : explorations et participations surveillées dans un contexte formalisé depuis la Convention de la Baie James et du Nord québécois »,

sous la direction de Marie-Pierre Bousquet

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2006

ANTHROPOLOGIE

Marie-Pier Girard

Département d’anthropologie

Université de Laval

Titre du mémoire : « La négociation de l’enfance dans les rues de Quito :

entre "l’enfant mondial" de l’UNICEF et l’expérience de la marginalisation »,

sous la direction de Marie-France Labrecque

 

2005

ANTHROPOLOGIE

Géraldine Mossière

Département d’anthropologie

 Université de Montréal

Titre du mémoire : « Expressivité rituelle : Corps et discours dans le culte  dominical d’une église d’immigrants à Montréal », sous la direction de  Deirdre Meintel

 

SOCIOLOGIE

François L’Italien

Département de sociologie

Université Laval

Titre du mémoire : « Praxis et subjectivité. Contribution à la critique de la philosophie de la pratique de Marx », sous la direction de Olivier Clain

 

2004

SOCIOLOGIE

Sophie Mathieu

Département de Sociologie

Université de Montréal

Titre du mémoire : « Droits, marchandisation et défamilialisation : une typologie des régimes de genre »

 

2003

ANTHROPOLOGIE

Karine Vanthuyne

Département d'anthropologie

Université McGill

Titre du mémoire : « "Trouver les mots pour le dire". S’approprier un certain pouvoir sur l’expérience de la folie à travers la prise de parole »

 

2002

Marguerite Soulière

Département d'anthropologie

Université de Montréal

Titre du mémoire : « Construction socio-culturelle de la ménopause à Cuba : du corps politique à l’expérience subjective »

 

2001

Valérie Laflamme

Département de sociologie

Université Laval

Titre du mémoire : « Familles et modes de résidence en milieu urbain québécois en période d’industrialisation : le cas de la ville de Québec, 1901»

 

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Sylvie Martin

Département de sociologie

Université de Montréal

 

Avec le recul, je comprends aujourd’hui que ma trajectoire académique peut être résumée à une obsession intellectuelle centrale : la biomédicalisation du social et la normativité contemporaine. Tout au long de mon baccalauréat en sociologie à l’Université de Montréal, je me suis questionnée sur la « gestion » médicale croissante des rapports sociaux : médicamentation accrue des jeunes et des moins jeunes, industrie biotechnologique florissante, recours grandissant à la chirurgie plastique, psychiatrisation des problèmes sociaux, etc. Ces intérêts se sont cristallisés à la rencontre de Céline Lafontaine et de ses travaux sur les technosciences, m’amenant à plonger dans la maîtrise (sous sa direction) avec l’objectif général de mieux comprendre les tenants et aboutissants des modifications technoscientifiques du corps humain.

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C’est l’univers des technologies de reproduction qui a retenu mon attention. Plus particulièrement, le projet de l’utérus artificiel, qui vise à créer des « machines à bébés » afin de permettre la maternité sans corps maternel, méritait selon moi une analyse sociohistorique critique afin de démontrer les origines et la solidité empirique de cet objet souvent considéré comme relevant de la science-fiction. Grosso modo, mon objectif était de faire du sens avec un objet qui me semblait a priori insensé. Pourquoi et depuis quand tenons-nous à évacuer le corps maternel du scénario de l’engendrement? Cette question m’a donc poussée à revisiter l’histoire de la médicalisation de l’enfantement, des accoucheuses médiévales à la techno-maternité contemporaine, afin de saisir la logique de l’effacement du corps maternel dont l’utérus artificiel serait l’extension radicale.

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À l’automne 2011, mon mémoire s’est transformé en livre, publié chez Liber (Le désenfantement du monde. Utérus artificiel et effacement du corps maternel). Après quelques expériences en milieu de recherche, j’enseigne maintenant la sociologie au niveau collégial et considère la possibilité d’un éventuel retour sur les bancs d’école.

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Karine Gagné

Département d’anthropologie,

Université de Montréal

 

C’est après avoir complété un B.A. en anthropologie à l’Université Concordia et travaillé en Inde pour des organisations non gouvernementales œuvrant sur des questions liées aux droits de la personne entre 2005 et 2008 que j’ai entamé une maîtrise en anthropologie à l’Université de Montréal. Inspirée par mon expérience en Asie, j’ai décidé d’ancrer mon projet de recherche dans le nord de l’Inde et d’examiner comment les populations du désert de Thar font face aux sécheresses récurrentes de la dernière décennie et à la dégradation de leurs terres. J’ai également étudié la réponse du gouvernement indien et des organisations locales à l’égard de ces problématiques.

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Mes principaux champs d'intérêt en recherche portent sur les relations entre les sociétés et l’environnement et sur les dimensions humaines de la dégradation des écosystèmes. Les problématiques que j’étudie sont liées à l’adaptation des populations aux perturbations écologiques, à la gestion des ressources naturelles par les communautés et l’État et aux rapports de pouvoir au niveau de l’accès à l’eau, à la terre et aux forêts. Je m’intéresse également au savoir local sur l’environnement et aux connaissances scientifiques sur la nature.

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Dans le milieu universitaire, j’ai travaillé à la coordination de l’école d’été sur l’Inde (2009), j’ai assuré la coordination du Pôle de recherche sur l’Inde et l’Asie du Sud (PRIAS) en 2008, 2009 et 2011, j’ai participé à la rédaction de deux rapports ministériels sur l’Inde préparés par le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM) et j’ai été chargée de cours au département d’anthropologie de l’Université de Montréal. En 2011, j’ai obtenu la médaille académique du gouverneur général du Canada pour mes travaux réalisés dans le cadre de ma formation de deuxième cycle.

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J’effectue actuellement un doctorat en anthropologie à l’Université de Montréal. S’inscrivant en continuité avec mes travaux antérieurs, mes recherches sont basées au Ladakh dans l’Himalaya indien et portent sur les dimensions humaines des bouleversements écologiques (catastrophes météorologiques, problèmes d’approvisionnement en eau, destruction des paysages iconographiques) liés aux changements climatiques. J’étudie également l’histoire environnementale régionale et je m’intéresse à la « corporatisation » de l’armée dans ce territoire situé à la frontière entre l’Inde, le Pakistan et la Chine et au rôle joué par les militaires sur le plan du développement local et des interventions qui suivent les catastrophes naturelles répétées.

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Depuis janvier 2012, j’habite Harlem à New York où je suis visiting scholar à la School of International and Public Affairs de l’Université Columbia. À partir de la fin 2012, j’effectuerai, durant une année, des recherches de terrain en Inde pour mon doctorat. Ma trajectoire académique est le fruit du soutien de nombreux professeurs des plus dévoués et généreux de leur temps ainsi que de l’appui financier du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture, du Conseil de recherches en sciences humaines, de l’Institut Indo-Canadien Shastri et du Centre de recherches pour le développement international.

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Bruno Demers

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal

 

Bruno Demers est titulaire d'un baccalauréat et d'une maitrise en sociologie de l'Université du Québec à Montréal. Durant son parcours académique, il s'est intéressé au corps, à l'anthropologie médicale, à l'ethnopsychiatrie, à la sociologie des religions et à la méthodologie qualitative, plus spécialement au problème de la participation totale du chercheur à son objet d'étude. Sur la base d'une enquête ethnographique menée grâce à cette méthode d'enquête "expérientielle", son mémoire propose une étude de cas critique d'une pratique de méditation bouddhique et tente d'expliquer le recours croissant aux thérapies spirituelles dans les sociétés occidentales. Une synthèse de cette recherche a été publiée aux éditions Imago, en 2012, au sein d'un ouvrage collectif intitulé Des médiums - Techniques de l'esprit et du corps dans les deux Amériques. Bruno a également complété, au département de sciences des religions de la même université, un programme de cycles supérieurs consacré à la culture et aux religions de l'Inde, pays où il a séjourné durant quelques mois en 2007. Sur place, il s'est aussi joint au programme d'été de l'International Summer School for Jains Studies, offert à Delhi et Jaipur en collaboration avec l'Université d'Ottawa. Il s'est intéressé dans ce contexte au rapport au corps dans le jaïnisme, religion indienne de la non-violence, et à l'étude interdisciplinaire de cette tradition ascétique ("Thomas Kuhn, Paradigmatic Incommensurability and the Interdisciplinary Study of Jainism", Jimamanjari, 2009). Sans perdre de vue ces champs de recherche, Bruno s'intéresse depuis 2010 à l'anthropologie du déchet, la déconstruction, le réemploi des matériaux, l'écorénovation et l'économie sociale, des thèmes qu'il aborde en synergie au sein d'une recherche-action-diffusion intitulée Rénocyclage Montréal. Son projet lui a valu la bourse Laure Waridel 2011, offerte conjointement par Équiterre et la Caisse d'économie solidaire du Québec.

 

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Marc-André Gauthier

Département de sociologie

Université Laval, Québec

À la suite de mon baccalauréat en enseignement secondaire géographie-histoire, j’ai entamé une maîtrise au département de sociologie de l’Université Laval. Nouvel étudiant dans le domaine, je me suis concentré à acquérir le plus grand bagage de connaissances théoriques possible, ce qui m’a amené à étudier la sociologie de Michel Freitag. Le mémoire que j’ai réalisé sur sa théorie de la postmodernité et du capitalisme s’inscrit dans mes champs d’intérêts privilégiés que sont l’économie et le politique. Mes travaux m’ont amené à croire fermement que l’une des principales clés de compréhension de notre société réside dans la relation qu’entretiennent ces deux sphères. Je poursuis actuellement un doctorat en sociologie à l’UQÀM dans le but d’approfondir mes connaissances dans ce domaine.

 

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Arthur Floret

Département d'anthropologie

Université de Montréal 

 

J'intègre le département d'anthropologie de l'Université de Montréal en septembre 2004, à la fois fraîchement diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Grenoble, et revenant d’une année passée à Oulan-Bator dans le cadre d'un programme de bourse franco-mongol.

 

J’ai un intérêt particulier pour les analyses historiques relatives à la construction de l'État moderne et à son rôle croissant dans nos sociétés contemporaines, notamment en matière de travail, d'emploi, de formation et d'éducation.

 

Je réalise donc un second séjour en Mongolie pour mettre en musique ces différentes problématiques avec l'actualité brûlante du pays : le développement phénoménal du secteur minier, sa gestion, et son impact humain. Ce sera mon mémoire de maîtrise.

 

Je pars ensuite à Perth pour six mois, avant de décrocher un contrat de recherche pour une association au Bénin, où je publie un ouvrage sur les relations interindividuelles dans les entreprises privées du secteur formel.

 

C'est aussi en Afrique que je découvre les joies de la paternité, que je ne cesse désormais plus d'explorer, de retour en Australie pour un temps consacré à la famille et à des projets personnels. En juillet 2011, je me prépare à un nouveau défi professionnel.

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Fanny Morland

Département d'anthropologie

Université de Montréal 

 

Après un baccalauréat en anthropologie à l’Université de Montréal, j’ai décidé de poursuivre mes études à la maîtrise en bioarchéologie, c’est-à-dire l’étude des restes humains issus des sites archéologiques. Avec l’aide précieuse de ma directrice de recherche, Dr Isabelle Ribot, nous avons mis sur pied mon projet de recherche qui a porté sur deux aspects bioarchéologiques de la population exhumée du cimetière Saint-Matthew à Québec (18e et 19e siècles) : la paléopathologie, ou l’étude de l’état de santé de nos ancêtres ; et  la paléonutrition, ou l’étude des comportements alimentaires passés. Le but de ce projet était d’explorer la relation entre état de santé et nutrition en lien avec le contexte historique. Pour cela, nous avons fait appel à plusieurs méthodes encore inusitées au Québec : l’obtention de données directes sur le régime alimentaire par les analyses d’isotopes stables (carbone et azote) des os des individus, la quantification standardisée de l’état de santé permettant la comparaison avec d’autres populations nord-américaines, et une quantification détaillée de l’état de santé permettant de déterminer des différences entre les individus. Notamment, nous avons pu mettre en évidence l’impact sur la santé des conditions de vie difficiles liées à l’environnement urbain des habitants de Québec aux 18e et 19e siècles (insalubrité, épidémies, disettes, etc.), des variations du régime alimentaire entre les enfants et les adultes, et une possible corrélation entre certaines pathologies et le comportement alimentaire.

 

La réalisation de cette recherche a été parsemée d’expériences et de rencontres diverses qui m’ont permis de développer un point de vue plus ouvert sur la discipline. Tout d’abord, une présentation de projet a été soumise à Madame Mia Anderson, prêtre de l’église anglicane Saint-Michael à Sillery, qui a accepté et encouragé cette incursion dans l’histoire des ancêtres de sa communauté. Par la suite, j’ai réalisé un stage en anthropologie biologique à l’Université Bordeaux 3 (France) où j’ai bénéficié de l’enseignement de Mrs Henri Duday et Patrice Courtaud. La rencontre de plusieurs bioarchéologues, archéologues et géochimistes a constitué un appui et un encouragement à ce projet, notamment de Mr Jean-François Hélie du laboratoire Géotop à l’UQÀM, et de Mrs Robert Larocque et Réginald Auger de l’Université Laval. Ma participation à plusieurs congrès et rencontres annuelles d’associations canadiennes, américaines et françaises m’a permis à la fois de diffuser ma recherche et de recueillir des conseils et critiques variés sur mon projet. Enfin, j’ai exploré une multitude d’aspects de la fouille des sépultures en participant à des chantiers archéologiques au Québec et en France.

 

Ce mémoire de maîtrise a déjà été publié en partie dans l’ouvrage collectif Paléo-Québec 34 (Recherches Amérindiennes au Québec) intitulé « De l’archéologie analytique à l’archéologie sociale » (2010), et un deuxième article est actuellement en cours de rédaction pour être soumis cet été au périodique International Journal of Osteoarchaeology. De plus, afin de maximiser la diffusion de cette recherche, les données paléopathologiques et paléodémographiques recueillies sur les squelettes de Saint-Matthew vont être intégrées à la base de données bioarchéologique mondiale du Global History of Health Project de l’Ohio State University.

 

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Geneviève Gendreau-Beauchamp

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal

 

J'ai fait mon bac à l'UQÀM, la majeure Histoire, culture et société et la mineure en sociologie.

J'ai ensuite continué à la maîtrise, toujours à l'UQÀM, sous la direction de M. Louis Jacob.
 

Mes principaux intérêts en sociologie concernent l'épistémologie de la sociologie et, donc, la réflexion sur la sociologie en tant que science, dans ses rapports aux autres sciences humaines ainsi qu'aux sciences dites pures.
 

Je souhaiterais continuer à étendre mes recherches de la crise des sciences, sur laquelle portait mon mémoire, aux relations paradoxales et sensibles entre historicité et historicisme, en continuant d'interroger la phénoménologie du point de vue de l'historicité de la connaissance, avec des figures telles que celle de Hans Blumenberg.

 

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Maxime Lefrançois

Département de sociologie

Université du Québec à Montréal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Stéphanie Tremblay

Sciences de l'éducation

Université du Québec à Montréal

 

 


Daphné Esquivel Sada

Département de sociologie

Université de Montréal

 

 


 

DAVID DUPONT

Département de sociologie

Université Laval

 

À mon arrivée au Département de sociologie de l’Université Laval, j’étais loin de me douter que j’allais y retrouver un milieu aussi stimulant, et ce, à plusieurs égards. Tant académiquement, socialement, que politiquement, ce département a connu (et connaît sûrement toujours aujourd’hui) une période effervescente dont ont participé étudiants et professeurs. Avec plusieurs, j’y ai mis l’épaule à la roue en contribuant notamment à faire renaître de ses cendres l’Association des chercheurs et chercheures étudiant en sociologie (ACCES) – une association étudiante qui est devenue une force politique active et parfois même percutante au sein du campus. Je me suis aussi impliqué dans la revue Aspects sociologiques en tant que membre du comité de lecture étudiant et en dirigeant, en 2004, avec Jean-François Tremblay (qui a fait un travail colossal à la revue), le numéro intitulé Du Canada français au Québec. En outre, différents projets de recherche auxquels j’ai participé m’ont permis, d’une part, de porter une attention toute particulière à certains phénomènes ayant marqué l’évolution du Québec contemporain et, d’autre part, de côtoyer régulièrement ces grands sociologues que sont Jean-Jacques Simard, Gilles Gagné et bien sûre Simon Langlois, qui m’a si bien dirigé. En parallèle de toutes ces activités, j’ai rédigé mon mémoire de maîtrise, qui trace les contours de l’insertion graduelle de l’agriculture dans l’industrie agroalimentaire mondialisée.

 

Actuellement, j’ai la chance de travailler à titre de chercheur à Traget Laval, un groupe de recherche sur le transfert, la gestion et l’établissement en agriculture qui me permet d’explorer des enjeux cruciaux pour les milieux agricoles et ruraux du Québec.

 

Un grand vide demeurerait toutefois à ce bref portrait si je ne le complétais pas par un hommage aux deux principales personnes qui m’ont accompagné dans ce long et parfois sinueux parcours : soit ma conjointe, Sarah, et ma fille, Sophie. Elles sont toutes deux cœur de ma vie!

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DAVID LESSARD

Département d’anthropologie

Université de Montréal

 

J’ai entamé le programme de maîtrise en anthropologie à l’Université de Montréal avec une idée relativement claire du projet de mémoire que je voulais mener. Pourtant, les aléas du processus de recherche, certains facteurs exogènes et la découverte de nouveaux intérêts scientifiques ont tout chamboulé. Si les thèmes de la jeunesse, des générations et de la socialisation, qui faisaient partie du projet de départ, ont été touchés dans mon mémoire, ceux de la religion et de la bureaucratie coloniale (ou du colonialisme bureaucratique) associée aux Autochtones du Québec se sont, à ma propre surprise, ajoutés. Cette recherche a été rendue possible grâce à l’octroi d’une bourse du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture.

 

J’ai présenté deux conférences, l’une en mai 2006 au colloque Ohpinitowin du University College of the North à Thompson, Manitoba, et l’autre, plus récemment, à celui du CIÉRA à l’Université Laval. Je me suis aussi impliqué bénévolement auprès de la revue Recherches amérindiennes au Québec en traduisant un article sur l’identité métisse à la Baie James. Enfin, depuis le dépôt final de mon mémoire, j’ai eu la chance d’obtenir deux charges de cours à la session d’hiver 2007 à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue à Val d’Or auprès d’un groupe composé d’étudiants Cris et Algonquins. Ces tâches m’ont permis d’approfondir et de formaliser mes connaissances de la recherche en sciences sociales et des politiques sociales visant les Premières Nations du Canada.

 

Je compte retourner aux études en septembre 2007 pour réaliser un doctorat en anthropologie à l’Université McGill.

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Marie-Pier Girard

Département d’anthropologie

Université de Laval

 

Ma trajectoire personnelle est caractérisée par la coexistence de deux mondes, soit celui de la recherche et celui de l’intervention, et dans les deux cas, les enfants se retrouvent au cœur de mes préoccupations. Plusieurs expériences en Amérique latine auprès de cette population particulière se sont avérées déterminantes dans mon parcours, entre autres mon travail de prévention et d’animation avec des enfants défavorisés en Amazonie péruvienne, mes séjours répétés dans les quartiers marginalisés du Guatemala en tant que chargée de projet, étudiante chercheuse puis chercheuse avec des enfants en situation de rue, ainsi que mon intervention dans les hautes terres du Guatemala auprès de jeunes touchés par le conflit armé. Ayant émergé d’un questionnement sur ces enfances autres observées dans divers lieux, mon mémoire de maîtrise est quant à lui le produit de mes rencontres avec un groupe de jeunes cireurs de chaussures et vendeurs ambulants qui exercent leurs activités lucratives dans les rues de la ville de Quito en Équateur. Je me suis proposée d’explorer comment ces jeunes en situation de rue qui évoluent dans un contexte marqué par des déstructurations exacerbées par la mondialisation, négocient leur enfance, des enfances perçues comme radicalement différentes de la définition même de ce domaine de la vie humaine admise par la conception occidentale prescrite par certaines organisations internationales. Ma démarche s’est fondée sur une participation active des jeunes sujets dans la définition de la recherche et sur le recours à des techniques participatives qui intègrent des modes d’expression diversifiés (dessin, théâtre, photographie, etc.), bref sur la reconnaissance des paroles multiples et des représentations plurielles construites par les enfants.

 

Toujours animée par le désir de mettre le monde de la recherche au service de celui de l’intervention afin d’améliorer les structures actuelles destinées aux enfants, je poursuis actuellement ma réflexion sur l’enfance en tant que domaine socialement construit et sur les jeunes acteurs sociaux dans le cadre de mon doctorat en anthropologie. Je cherche maintenant à retracer les trajectoires individuelles et collectives d’enfants qui travaillent dans un dépotoir à Lima afin d’examiner comment ceux-ci négocient leur «meilleur intérêt» face aux exigences en apparence contradictoires de l’idéologie néolibérale et de l’idéologie globale de l’enfance. Des rencontres plus récentes avec des enfants collecteurs d’ordures à Managua et à Lima, de même qu’une recherche participative effectuée à Mexico portant sur les violences actuelles vécues par les jeunes personnes, m’ont convaincue de la nécessité de repenser la nature des Droits de l’Enfant à partir des vécus et points de vue spécifiques des enfants, de les dépurer de leur aura d’intemporalité, d’universalité et d’essentialisme afin de rendre la Convention Relative aux Droits de l’Enfant plus flexible et plus efficace à la fois.

 

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Géraldine Mossière

Département d’anthropologie

Université de Montréal

 

À l’image de celle des immigrants que je côtoie sur le terrain, ma trajectoire personnelle est un peu chaotique. J’ai d’abord étudié en sciences politiques à l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg (France), un programme de trois ans qui m’a donné l’opportunité d’effectuer une année universitaire au Québec. À l’université Concordia, j’ai suivi des cours de sciences sociales mais c’est surtout l’environnement cosmopolite qui m’a séduite et m’a convaincue de rester à Montréal. Dans la lignée de ma formation initiale, j’ai alors complété un diplôme en administration, sans réelle stimulation. En fait, le paysage culturel et ethnique de Montréal m’a rapidement amenée à m’intéresser à d’autres thématiques, plus en lien avec la diversité des hommes et du rapport à la vie, j’ai donc pris la route…

 

Après un voyage en Amérique latine, probablement même une initiation, j’ai décidé de reprendre mes études dans le domaine de l’anthropologie. Une année de propédeutique puis la maîtrise à l’université de Montréal m’ont fait réaliser que connaître l’Autre exige avant tout de se connaître soi-même. Je me suis donc tournée vers l’anthropologie dite «at home» en étudiant une communauté religieuse rassemblant des immigrants congolais dans des cultes marqués de rythmes africains, juste en face de chez moi. D’abord intriguée par la dimension émotionnelle du rituel, j’ai rapidement constaté que la communauté religieuse jouait un rôle central dans le quotidien des immigrants. Mon mémoire a effectivement mis en évidence le rôle du corps dans l’incorporation rituelle d’un nouveau mode de perception de l’expérience du soi et du monde, la trajectoire migratoire devenant ainsi un cheminement spirituel, ponctué de signaux divins.

 

Poursuivant aujourd'hui mon parcours au niveau du doctorat, je continue à m’interroger sur l’influence de la religion dans l’évolution de nos sociétés contemporaines et sur le nouveau «brassage religieux» engendré par les mouvements transnationaux. En étudiant le phénomène croissant de conversion d’occidentaux à l’islam, j’espère proposer un nouveau regard sur les interactions entre nouveaux arrivants et «Québécois de souche» : l’échange et la réappropriation des représentations et pratiques religieuses, culturelles et sociales du minoritaire… peut-être un nouvel «orientalisme» ? Au-delà de la problématique majoritaire-minoritaire, c’est la question même de la construction du soi par celle du récit de conversion qui m’intéresse, et par ricochet, le problème de la réflexivité de l’anthropologue sur le terrain.

 

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François L’Italien

Département de sociologie

Université Laval

 

Après avoir obtenu un baccalauréat en anthropologie et philosophie, j’ai complété, sous la direction du professeur Olivier Clain, une maîtrise en sociologie à l’Université Laval portant sur la philosophie de la pratique du jeune Marx. La compréhension des transformations des institutions politiques contemporaines étant, avec la théorie sociologique, au centre de mes réflexions, j’ai participé aux travaux d’un projet de recherche sur la modernisation de l’État québécois et canadien, qui visait à dégager la signification de l’actuel procès de « managérialisation » des institutions gouvernementales. Parallèlement à ce travail, j’ai contribué, avec d’autres étudiants du département de sociologie de l’Université Laval, à la relance de la revue étudiante Aspects sociologiques, dont j’assume les tâches de rédaction depuis 2002. Actuellement candidat au doctorat en sociologie, je mène, sous la direction des professeurs Gilles Gagné (Laval) et Éric Pineault (UQAM), des recherches sur les transformations de la propriété capitaliste et sur le développement de la corporation financière.

 

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© ACSALF  Mise à jour : le 10-06-2012