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Le Prix de l’ACSALF Georges-Henri-Lévesque
vise à honorer annuellement l’excellence
de deux mémoires de maîtrise rédigés en
français, l’un en sociologie et l’autre en
anthropologie.
CONCOURS
2011
Règlements
Formulaire d'évaluation par la directrice
ou le directeur de recherche
Formulaire d'inscription
Les récipiendaires
2010,
2009,
2008,
2007,
2006,
2005,
2004,
2003,
2002
c
Liste
des récipiendaires 2005 - 2010

Les récipiendaires Concours
2011
Comme à chaque année, l'Association canadienne
des sociologues et anthropologues de langue
française (ACSALF) souhaite honorer des
étudiantes et des étudiants ayant déposé un
mémoire de maîtrise dans une institution
canadienne d'enseignement supérieur par la
remise du prix Georges-Henri-Lévesque.
Ce prix a pour vocation de promouvoir au
deuxième cycle universitaire le dynamisme, la
synthèse, l’accroissement et la diffusion de
la culture savante de la sociologie et de
l’anthropologie. Parmi une sélection de
finalistes, il couronne habituellement deux
mémoires de maîtrise rédigés en français, l’un
en sociologie et l’autre en anthropologie.
Soulignant de manière concrète la réalisation
exceptionnelle de nos meilleur(e)s
étudiant(e)s, ce prix a, par le passé, servi
de tremplin à plusieurs carrières en recherche
et en enseignement.
Au nom de l’ACSALF, les membres du jury sont
heureux d’annoncer les
récipiendaires
du Prix GHL 2011 :
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Sylvie Martin
récipiendaire
sociologie
Département
de
sociologie,
Université de Montréal
«
L’utérus
artificiel ou l’effacement du corps
maternel : de l’obstétrique à la
machinique
»
Sous
la direction de Céline Lafontaine
Texte intégral du mémoire
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Karine Gagné
récipiendaire
anthropologie
Département d’anthropologie,
Université de Montréal
«
Gestion des ressources naturelles,
dégradation de l’environnement et
stratégies de subsistance dans le
désert de Thar : Étude ethnographique
dans la région du Marwar, au Rajasthan
en Inde
»
Sous la direction de Karin
Bates
Texte intégral du mémoire
|
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Bruno Demers
finaliste
sociologie
Département de sociologie, Université
du Québec à Montréal
«
Guérir de soi dans la modernité : Le
cas de la pratique de la méditation
vipassana
»
Sous la direction de Magali Uhl
Résumé du
mémoire
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|
Marc-André Gauthier
finaliste
sociologie
Département de sociologie, Université
Laval, Québec
«
Essai d’interprétation de la théorie
de Michel Freitag sur le capitalisme
et la postmodernité. Du capitalisme
industriel à la révolution managériale
et organisationnelle
»
Sous la direction de Gilles Gagné
Résumé du
mémoire
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Les membres du jury tiennent à féliciter
chaleureusement les quatre finalistes qui ont
produit
des mémoires remarquables et ont ainsi
apporté, chacun dans leur domaine,
une
véritable
contribution à l’avancement des
connaissances.
|
Haut

Liste récipiendaires 2005 -
2010
(2010),
Arthur Floret,
Département d'anthropologie,
Université de Montréal pour
le mémoire intitulé
«
Le changement social et l’État
moderne en Mongolie »
c
(2010)
Fanny Morland,
Département d'anthropologie,
Université de Montréal
pour le mémoire intitulé
«
Nutrition et état de santé : études paléochimique et paléopathologique de
la population exhumée du cimetière
protestant Saint-Matthew, ville de
Québec, Canada (1771-1860)
»
c
(2010)
Geneviève Gendreau-Beauchamp,
Département de sociologie,
Université du Québec à Montréal
pour le mémoire intitulé
«
La
crise des sciences chez Edmund Husserl
et Michel Freitag
»
c
(2010)
Gabriel Doré,
Département de sociologie,
Université de Montréal
pour le mémoire intitulé
«
Les valeurs des étudiants dans
l’engagement dans leurs études
»
c
(2009)
Maxime Lefrançois,
Département de sociologie,
Université du Québec à Montréal
pour le mémoire intitulé
«
La financiarisation et la
massification de l’épargne : le cas des fonds
mutuels canadiens
»
c
(2009)
Stéphanie Tremblay,
Sciences de l'éducation,
Université du Québec à Montréal
pour le mémoire intitulé
«
École, religions et formation du citoyen :
transformation au Québec (1996-2008)
»
c
(2009)
Daphné Esquivel Sada,
Département de sociologie,
Université de Montréal
pour le mémoire intitulé
«
Le 'nanomonde' et le renversement de la
distinction entre nature et technique : entre
l’artificialisation de la nature et la
naturalisation de l’artifice
»
c
(2008)
JEAn-michel landry,
Département d’anthropologie,
Université
Laval
pour le mémoire intitulé
«Les ingénieurs de l’âme : pouvoir et
subjectivation sous Staline
»,
sous la
direction de Marie-Andrée Couillard
c
(2008)
Catherine lemieux,
Département d’anthropologie, Université Concordia
pour le mémoire intitulé
«
Coopération, partenariat et respect
mutuel entre le Québec et les Cris d’Eeyou
Istchee. Problématique d’une entente de
nation à nation »
c
(2008)
Rosalie DION,
Département de sociologie,
Université de Montréal
pour le mémoire intitulé
«
Le développement d’une pensée
séculière par la diffusion de la
religion : une sociologie des
humanistes
»
c
(2008)
DAhlia namian,
Département de sociologie, Université du Québec à
Montréal
pour le mémoire intitulé
«
La tentation d’être soi : vivre et
survivre avec des antidépresseurs
»
c
(2007)
Kim Turcot DiFruscia,
Département d’anthropologie,
Université
de Montréal pour le mémoire intitulé
«
Des filles, du sang et du silence : regard
sur la construction du secret de la ménarche
»
c
(2007)
David Dupont,
Département de sociologie,
Université Laval
pour le mémoire intitulé
«Agriculture et agroalimentaire au
Québec.
Du projet nationaliste des clercs à
l'insertion de
l'agriculture dans le complexe
agroalimentaire mondiale
»
c
(2007)
David Lessard,
Département d’anthropologie, Université de Montréal
pour le mémoire intitulé
«Les aspirations pour l’avenir des jeunes
Cris de Mistissini :
explorations et participations surveillées
dans
un contexte formalisé depuis la Convention
de la Baie James et du Nord québécois
»
c
(2006)
Marie-Pier Girard,
Département d’anthropologie,
Université de Laval pour le
mémoire intitulé « La
négociation de l’enfance dans
les rues de Quito :
entre "l’enfant mondial" de
l’UNICEF et
l’expérience de la
marginalisation
»
c
(2005)
François L’Italien,
Département de sociologie, Université Laval pour le
mémoire intitulé « Praxis
et subjectivité. Contribution à la critique de la
philosophie de la pratique de Marx »
c
(2005)
Géraldine Mossière,
Département d’anthropologie, Université de Montréal
pour le mémoire intitulé « Expressivité
rituelle : Corps et discours dans le culte
dominical d’une église d’immigrants à Montréal »
Haut

Les récipiendaires
2011,
2010,
2009,
2008,
2007,
2006,
2005,
2004,
2003,
2002,
2004
2011
SOCIOLOGIE
Sylvie Martin
récipiendaire sociologie
Département
de sociologie
Université de
Montréal
Titre du mémoire :
«
L’utérus
artificiel ou l’effacement du corps
maternel : de l’obstétrique à la
machinique
»
direction de Céline
Lafontaine
Texte intégral du mémoire
Bruno Demers
finaliste
sociologie
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal
« Guérir de soi dans la modernité : Le cas de
la pratique de la méditation vipassana »
direction de Magali Uhl
Résumé du mémoire
Marc-André Gauthier
finaliste
sociologie
Département de sociologie
Université Laval, Québec
« Essai d’interprétation de la théorie de
Michel Freitag sur le capitalisme et la
postmodernité. Du capitalisme industriel à
la révolution managériale et
organisationnelle »
direction de Gilles Gagné
Résumé du mémoire
ANTHROPOLOGIE
Karine Gagné
récipiendaire anthropologie
Département d’anthropologie
Université de Montréal
« Gestion des ressources naturelles,
dégradation de l’environnement et
stratégies de subsistance dans le désert
de Thar : Étude ethnographique dans la
région du Marwar, au Rajasthan en Inde »
direction de Karin Bates
Texte intégral du
mémoire
Haut
2010
ANTHROPOLOGIE
Arthur Floret
récipiendaire
ex aequo anthropologie
Département d'anthropologie
Université de Montréal
Titre du mémoire :
«
Le changement social et l’État
moderne en Mongolie »
direction de Bernard Bernier
Texte intégral du mémoire
Fanny Morland
récipiendaire
ex aequo anthropologie
Département d'anthropologie
Université de Montréal
Titre du mémoire :
«
Nutrition et état de santé : études
paléochimique et paléopathologique de
la population exhumée du cimetière
protestant Saint-Matthew, ville de
Québec, Canada (1771-1860) »
Sous la direction d'Isabelle Ribot
Texte intégral du mémoire
SOCIOLOGIE
Geneviève Gendreau-Beauchamp
récipiendaire
sociologie
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal
Titre du mémolire :
«
La
crise des sciences chez Edmund Husserl
et Michel Freitag
»
Sous la direction
de Louis Jacob
Texte intégral du mémoire
Gabriel Doré
finaliste
sociologie
Département de sociologie
Université de Montréal
Titre du mémoire :
«
Les valeurs des étudiants dans
l’engagement dans leurs études
»
Sous la direction
de Jacques Hamel
Résumé du mémoire
Haut
2009
SOCIOLOGIE
Maxime Lefrançois
(Récipiendaire)
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal
Titre du mémoire :
«
La financiarisation et la
massification de l’épargne : le cas des fonds
mutuels canadiens
»,
sous la direction d'Éric
Pineault
Texte intégral
du mémoire
SOCIOLOGIE
Stéphanie Tremblay (Finaliste)
Sciences de l'éducation
Université du Québec à Montréal
Titre du mémoire : «
École, religions et formation du citoyen :
transformation au Québec (1996-2008)
», sous la direction de Micheline Milot
Résumé
du mémoire
SOCIOLOGIE
Daphné Esquivel Sada
(Finaliste)
Département de sociologie
Université de Montréal
Titre du mémoire : «
Le 'nanomonde' et le renversement de la
distinction entre nature et technique : entre
l’artificialisation de la nature et la
naturalisation de l’artifice
», sous la direction de la professeure Céline
Lafontaine.
Résumé
du mémoire
Haut
2008
ANTHROPOLOGIE
JEAn-michel landry
(Récipiendaire)
Département d’anthropologie
Université
Laval
Titre du mémoire
:
«
Les ingénieurs de l’âme : pouvoir et
subjectivation sous Staline
»,
sous la
direction de Marie-Andrée Couillard
Résumé
du mémoire
ANTHROPOLOGIE
Catherine lemieux
(Finaliste)
Département d’anthropologie
Université Concordia
Titre du mémoire
:
«
Coopération, partenariat et respect
mutuel entre le Québec et les Cris d’Eeyou
Istchee. Problématique d’une entente de
nation à nation
»,
sous la
direction de Sally Cole
Résumé
du mémoire
SOCIOLOGIE
Rosalie DION
(Récipiendaire)
Département de sociologie
Université de Montréal
Titre du mémoire
:
«
Le développement d’une pensée
séculière par la diffusion de la
religion : une sociologie des
humanistes
»,sous
la direction de Barbara Thériault
Résumé
du mémoire
SOCIOLOGIE
DAhlia namian
(Finaliste)
Département de sociologie
Université du Québec à
Montréal (UQAM)
Titre du mémoire
:
«
La tentation d’être soi : vivre et
survivre avec des antidépresseurs
»
Résumé
du mémoire
Haut
2007
ANTHROPOLOGIE
Kim Turcot DiFruscia
(Récipiendaire)
Département d’anthropologie
Université
de Montréal
Titre du mémoire
:
«
Des filles, du sang et du silence : regard
sur la construction du secret de la
ménarche
»,
sous la
direction de Gilles Bibeau et la
co-direction de Mariella Pandolfi
c
SOCIOLOGIE
(Récipiendaire)
David Dupont
Département de sociologie
Université Laval
Titre du mémoire
:
«
Agriculture et agroalimentaire au
Québec.
Du projet nationaliste des clercs à
l'insertion de
l'agriculture dans le complexe
agroalimentaire mondiale
»,
sous
la direction de Simon Langlois
Résumé
du mémoire
Le mémoire est en cours de
publication aux Éditions FIDES.
ANTHROPOLOGIE
David Lessard
(Finalist)
Département d’anthropologie
Université de Montréal
Titre du mémoire
:
«
Les aspirations pour l’avenir des jeunes
Cris de Mistissini :
explorations et participations surveillées
dans
un contexte formalisé depuis la Convention
de la Baie James et du Nord québécois
»,
sous la
direction de Marie-Pierre Bousquet
Haut
2006
ANTHROPOLOGIE
Marie-Pier Girard
Département d’anthropologie
Université de Laval
Titre du mémoire
:
« La
négociation de l’enfance dans
les rues de Quito :
entre "l’enfant mondial" de
l’UNICEF et
l’expérience de la
marginalisation
»,
sous la direction
de Marie-France Labrecque
2005
ANTHROPOLOGIE
Géraldine Mossière
Département d’anthropologie
Université de Montréal
Titre du mémoire
:
« Expressivité
rituelle : Corps et discours dans le culte
dominical d’une église d’immigrants à
Montréal »,
sous la direction de
Deirdre Meintel
SOCIOLOGIE
François L’Italien
Département
de sociologie
Université
Laval
Titre du mémoire
:
« Praxis
et subjectivité. Contribution à la
critique de la philosophie de la pratique
de Marx »,
sous la
direction de Olivier Clain
2004
SOCIOLOGIE
Sophie Mathieu
Département de Sociologie
Université de Montréal
Titre du mémoire
:
«
Droits, marchandisation et défamilialisation :
une typologie des régimes de genre
»
2003
ANTHROPOLOGIE
Karine Vanthuyne
Département d'anthropologie
Université McGill
Titre du mémoire
:
« "Trouver
les mots pour le dire". S’approprier un
certain pouvoir sur l’expérience de la folie
à travers la prise de parole
»
2002
Marguerite Soulière
Département d'anthropologie
Université de Montréal
Titre du mémoire
:
« Construction socio-culturelle de la
ménopause à Cuba : du corps politique à
l’expérience subjective »
2001
Valérie Laflamme
Département de sociologie
Université Laval
Titre du mémoire
:
« Familles et modes de résidence en milieu
urbain québécois en période
d’industrialisation : le cas de la ville de
Québec, 1901»
Haut
Sylvie Martin
Département
de sociologie
Université de
Montréal
Avec
le recul, je comprends aujourd’hui que ma
trajectoire académique peut être résumée à
une obsession intellectuelle centrale : la
biomédicalisation du social et la
normativité contemporaine. Tout au long de
mon baccalauréat en sociologie à
l’Université de Montréal, je me suis
questionnée sur la « gestion » médicale
croissante des rapports sociaux :
médicamentation accrue des jeunes et des
moins jeunes, industrie biotechnologique
florissante, recours grandissant à la
chirurgie plastique, psychiatrisation des
problèmes sociaux, etc. Ces intérêts se
sont cristallisés à la rencontre de Céline
Lafontaine et de ses travaux sur les
technosciences, m’amenant à plonger dans
la maîtrise (sous sa direction) avec
l’objectif général de mieux comprendre les
tenants et aboutissants des modifications
technoscientifiques du corps humain.
c
C’est
l’univers des technologies de reproduction
qui a retenu mon attention. Plus
particulièrement, le projet de l’utérus
artificiel, qui vise à créer des
« machines à bébés » afin de permettre la
maternité sans corps maternel, méritait
selon moi une analyse sociohistorique
critique afin de démontrer les origines et
la solidité empirique de cet objet souvent
considéré comme relevant de la
science-fiction. Grosso modo, mon objectif
était de faire du sens avec un objet qui
me semblait a priori insensé. Pourquoi et
depuis quand tenons-nous à évacuer le
corps maternel du scénario de
l’engendrement? Cette question m’a donc
poussée à revisiter l’histoire de la
médicalisation de l’enfantement, des
accoucheuses médiévales à la techno-maternité
contemporaine, afin de saisir la logique
de l’effacement du corps maternel dont
l’utérus artificiel serait l’extension
radicale.
c
À l’automne
2011, mon mémoire s’est transformé en
livre, publié chez Liber (Le
désenfantement du monde. Utérus artificiel
et effacement du corps maternel).
Après quelques expériences en milieu de
recherche, j’enseigne maintenant la
sociologie au niveau collégial et
considère la possibilité d’un éventuel
retour sur les bancs d’école.
Haut
Karine Gagné
Département d’anthropologie,
Université de Montréal
C’est
après avoir complété un B.A. en
anthropologie à l’Université Concordia et
travaillé en Inde pour des organisations
non gouvernementales œuvrant sur des
questions liées aux droits de la personne
entre 2005 et 2008 que j’ai entamé une
maîtrise en anthropologie à l’Université
de Montréal. Inspirée par mon expérience
en Asie, j’ai décidé d’ancrer mon projet
de recherche dans le nord de l’Inde et
d’examiner comment les populations du
désert de Thar font face aux sécheresses
récurrentes de la dernière décennie et à
la dégradation de leurs terres. J’ai
également étudié la réponse du
gouvernement indien et des organisations
locales à l’égard de ces problématiques.
c
Mes principaux champs d'intérêt en
recherche portent sur les relations
entre les sociétés et l’environnement et
sur les dimensions humaines de la
dégradation des écosystèmes. Les
problématiques que j’étudie sont liées à
l’adaptation des populations aux
perturbations écologiques, à la gestion
des ressources naturelles par les
communautés et l’État et aux rapports de
pouvoir au niveau de l’accès à l’eau, à la
terre et aux forêts. Je m’intéresse
également au savoir local sur
l’environnement et aux connaissances
scientifiques sur la nature.
c
Dans le milieu universitaire, j’ai
travaillé à la coordination de l’école
d’été sur l’Inde (2009), j’ai assuré la
coordination du Pôle de recherche sur
l’Inde et l’Asie du Sud (PRIAS) en 2008,
2009 et 2011, j’ai participé à la
rédaction de deux rapports ministériels
sur l’Inde préparés par le Centre d’études
et de recherches internationales de
l’Université de Montréal (CÉRIUM) et j’ai
été chargée de cours au département
d’anthropologie de l’Université de
Montréal. En 2011, j’ai obtenu la médaille
académique du gouverneur général du Canada
pour mes travaux réalisés dans le cadre de
ma formation de deuxième cycle.
c
J’effectue actuellement un
doctorat en anthropologie à l’Université
de Montréal.
S’inscrivant en continuité
avec mes travaux antérieurs, mes
recherches sont basées au Ladakh dans
l’Himalaya indien et portent sur les
dimensions humaines des bouleversements
écologiques (catastrophes météorologiques,
problèmes d’approvisionnement en eau,
destruction des paysages iconographiques)
liés aux changements climatiques. J’étudie
également
l’histoire environnementale
régionale et je m’intéresse à la
« corporatisation » de l’armée dans ce
territoire situé à la frontière entre
l’Inde, le Pakistan et la Chine et au rôle
joué par les militaires sur le plan du
développement local et des interventions
qui suivent les catastrophes naturelles
répétées.
c
Depuis janvier 2012, j’habite Harlem à New
York où je suis visiting scholar à
la School of International and Public
Affairs de l’Université Columbia. À partir
de la fin 2012, j’effectuerai, durant une
année, des recherches de terrain en Inde
pour mon doctorat. Ma trajectoire
académique est le fruit du soutien de
nombreux professeurs des plus dévoués et
généreux de leur temps ainsi que de
l’appui financier du Fonds québécois de la
recherche sur la société et la culture, du
Conseil de recherches en sciences humaines,
de l’Institut Indo-Canadien Shastri et du
Centre de recherches pour le développement
international.
Haut
Bruno Demers
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal
Bruno
Demers est titulaire d'un baccalauréat et
d'une maitrise en sociologie de
l'Université du Québec à Montréal. Durant
son parcours académique, il s'est
intéressé au corps, à l'anthropologie
médicale, à l'ethnopsychiatrie, à la
sociologie des religions et à la
méthodologie qualitative, plus
spécialement au problème de la
participation totale du chercheur à son
objet d'étude. Sur la base d'une enquête
ethnographique menée grâce à cette méthode
d'enquête "expérientielle", son mémoire
propose une étude de cas critique d'une
pratique de méditation bouddhique et tente
d'expliquer le recours croissant aux
thérapies spirituelles dans les sociétés
occidentales. Une synthèse de cette
recherche a été publiée aux éditions
Imago, en 2012, au sein d'un ouvrage
collectif intitulé Des médiums -
Techniques de l'esprit et du corps dans
les deux Amériques. Bruno a également
complété, au département de sciences des
religions de la même université, un
programme de cycles supérieurs consacré à
la culture et aux religions de l'Inde,
pays où il a séjourné durant quelques mois
en 2007. Sur place, il s'est aussi joint
au programme d'été de l'International
Summer School for Jains Studies, offert à
Delhi et Jaipur en collaboration avec
l'Université d'Ottawa. Il s'est intéressé
dans ce contexte au rapport au corps dans
le jaïnisme, religion indienne de la
non-violence, et à l'étude
interdisciplinaire de cette tradition
ascétique ("Thomas Kuhn, Paradigmatic
Incommensurability and the
Interdisciplinary Study of Jainism",
Jimamanjari, 2009). Sans perdre de vue ces
champs de recherche, Bruno s'intéresse
depuis 2010 à l'anthropologie du déchet,
la déconstruction, le réemploi des
matériaux, l'écorénovation et l'économie
sociale, des thèmes qu'il aborde en
synergie au sein d'une recherche-action-diffusion
intitulée Rénocyclage Montréal. Son projet
lui a valu la bourse Laure Waridel 2011,
offerte conjointement par Équiterre et la
Caisse d'économie solidaire du Québec.
Haut
Marc-André Gauthier
Département de sociologie
Université Laval, Québec
À
la suite de mon baccalauréat en
enseignement secondaire
géographie-histoire, j’ai entamé une
maîtrise au département de sociologie de
l’Université Laval. Nouvel étudiant dans
le domaine, je me suis concentré à
acquérir le plus grand bagage de
connaissances théoriques possible, ce qui
m’a amené à étudier la sociologie de
Michel Freitag. Le mémoire que j’ai
réalisé sur sa théorie de la postmodernité
et du capitalisme s’inscrit dans mes
champs d’intérêts privilégiés que sont
l’économie et le politique. Mes travaux
m’ont amené à croire fermement que l’une
des principales clés de compréhension de
notre société réside dans la relation
qu’entretiennent ces deux sphères. Je
poursuis actuellement un doctorat en
sociologie à l’UQÀM dans le but
d’approfondir mes connaissances dans ce
domaine.
Haut
Arthur Floret
Département d'anthropologie
Université de Montréal
J'intègre
le département d'anthropologie de
l'Université de Montréal en septembre
2004, à la fois fraîchement diplômé de
l'Institut d'Études Politiques de
Grenoble, et revenant d’une année
passée à Oulan-Bator dans le cadre
d'un programme de bourse
franco-mongol.
J’ai un intérêt particulier pour les
analyses historiques relatives à la
construction de l'État moderne et à son
rôle croissant dans nos sociétés
contemporaines, notamment en matière de
travail, d'emploi, de formation et
d'éducation.
Je
réalise donc un second séjour en Mongolie
pour mettre en musique ces différentes
problématiques avec l'actualité brûlante
du pays : le développement phénoménal du
secteur minier, sa gestion, et son impact
humain. Ce sera mon mémoire de maîtrise.
Je
pars ensuite à Perth pour six mois, avant
de décrocher un contrat de recherche pour
une association au Bénin, où je publie un
ouvrage sur les relations
interindividuelles dans les entreprises
privées du secteur formel.
C'est aussi en Afrique que je découvre les
joies de la paternité, que je ne cesse
désormais plus d'explorer, de retour en
Australie pour un temps consacré à la
famille et à des projets personnels. En
juillet 2011, je me prépare à un nouveau
défi professionnel.
Haut
Fanny Morland
Département d'anthropologie
Université de Montréal

Après un
baccalauréat en anthropologie à
l’Université de Montréal, j’ai décidé de
poursuivre mes études à la maîtrise en
bioarchéologie, c’est-à-dire l’étude des
restes humains issus des sites
archéologiques. Avec l’aide précieuse de
ma directrice de recherche, Dr Isabelle
Ribot, nous avons mis sur pied mon projet
de recherche qui a porté sur deux aspects
bioarchéologiques de la population exhumée
du cimetière Saint-Matthew à Québec (18e
et 19e siècles) : la
paléopathologie, ou l’étude de l’état de
santé de nos ancêtres ; et la
paléonutrition, ou l’étude des
comportements alimentaires passés. Le but
de ce projet était d’explorer la relation
entre état de santé et nutrition en lien
avec le contexte historique. Pour cela,
nous avons fait appel à plusieurs méthodes
encore inusitées au Québec : l’obtention
de données directes sur le régime
alimentaire par les analyses d’isotopes
stables (carbone et azote) des os des
individus, la quantification standardisée
de l’état de santé permettant la
comparaison avec d’autres populations
nord-américaines, et une quantification
détaillée de l’état de santé permettant de
déterminer des différences entre les
individus. Notamment, nous avons pu mettre
en évidence l’impact sur la santé des
conditions de vie difficiles liées à
l’environnement urbain des habitants de
Québec aux 18e et 19e
siècles (insalubrité, épidémies, disettes,
etc.), des variations du régime
alimentaire entre les enfants et les
adultes, et une possible corrélation entre
certaines pathologies et le comportement
alimentaire.
La
réalisation de cette recherche a été
parsemée d’expériences et de rencontres
diverses qui m’ont permis de développer un
point de vue plus ouvert sur la
discipline. Tout d’abord, une présentation
de projet a été soumise à Madame Mia
Anderson, prêtre de l’église anglicane
Saint-Michael à Sillery, qui a accepté et
encouragé cette incursion dans l’histoire
des ancêtres de sa communauté. Par la
suite, j’ai réalisé un stage en
anthropologie biologique à l’Université
Bordeaux 3 (France) où j’ai bénéficié de
l’enseignement de Mrs Henri Duday et
Patrice Courtaud. La rencontre de
plusieurs bioarchéologues, archéologues et
géochimistes a constitué un appui et un
encouragement à ce projet, notamment de Mr
Jean-François Hélie du laboratoire Géotop
à l’UQÀM, et de Mrs Robert Larocque et
Réginald Auger de l’Université Laval. Ma
participation à plusieurs congrès et
rencontres annuelles d’associations
canadiennes, américaines et françaises m’a
permis à la fois de diffuser ma recherche
et de recueillir des conseils et critiques
variés sur mon projet. Enfin, j’ai exploré
une multitude d’aspects de la fouille des
sépultures en participant à des chantiers
archéologiques au Québec et en France.
Ce mémoire
de maîtrise a déjà été publié en partie
dans l’ouvrage collectif Paléo-Québec 34 (Recherches
Amérindiennes au Québec) intitulé « De
l’archéologie analytique à l’archéologie
sociale » (2010), et un deuxième article
est actuellement en cours de rédaction
pour être soumis cet été au périodique
International Journal of Osteoarchaeology.
De plus, afin de maximiser la diffusion de
cette recherche, les données
paléopathologiques et paléodémographiques
recueillies sur les squelettes de
Saint-Matthew vont être intégrées à la
base de données bioarchéologique mondiale
du Global History of Health Project
de l’Ohio State University.
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Geneviève
Gendreau-Beauchamp
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal
J'ai
fait mon bac à l'UQÀM, la
majeure Histoire, culture et
société et la mineure en
sociologie.
J'ai ensuite continué à la
maîtrise, toujours à l'UQÀM,
sous la direction de M. Louis
Jacob.
Mes principaux intérêts en
sociologie concernent
l'épistémologie de la sociologie
et, donc, la réflexion sur la
sociologie en tant que science,
dans ses rapports aux autres
sciences humaines ainsi qu'aux
sciences dites pures.
Je souhaiterais continuer à
étendre mes recherches de la
crise des sciences, sur laquelle
portait mon mémoire, aux
relations paradoxales et
sensibles entre historicité et
historicisme, en continuant
d'interroger la phénoménologie
du point de vue de l'historicité
de la connaissance, avec des
figures telles que celle de Hans
Blumenberg.
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Maxime Lefrançois
Département de sociologie
Université du Québec à Montréal

Stéphanie Tremblay
Sciences de l'éducation
Université du Québec à Montréal

Daphné Esquivel Sada
Département de sociologie
Université de Montréal

DAVID DUPONT
Département de sociologie
Université Laval

À mon arrivée au Département de sociologie
de l’Université Laval, j’étais loin de me
douter que j’allais y retrouver un milieu
aussi stimulant, et ce, à plusieurs
égards. Tant académiquement, socialement,
que politiquement, ce département a connu
(et connaît sûrement toujours aujourd’hui)
une période effervescente dont ont
participé étudiants et professeurs. Avec
plusieurs, j’y ai mis l’épaule à la roue
en contribuant notamment à faire renaître
de ses cendres l’Association des
chercheurs et chercheures étudiant en
sociologie (ACCES) – une association
étudiante qui est devenue une force
politique active et parfois même
percutante au sein du campus. Je me suis
aussi impliqué dans la revue
Aspects sociologiques en tant que
membre du comité de lecture étudiant et en
dirigeant, en 2004, avec Jean-François
Tremblay (qui a fait un travail colossal à
la revue), le numéro intitulé Du Canada
français au Québec. En outre,
différents projets de recherche auxquels
j’ai participé m’ont permis, d’une part,
de porter une attention toute particulière
à certains phénomènes ayant marqué
l’évolution du Québec contemporain et,
d’autre part, de côtoyer régulièrement ces
grands sociologues que sont Jean-Jacques
Simard, Gilles Gagné et bien sûre Simon
Langlois, qui m’a si bien dirigé. En
parallèle de toutes ces activités, j’ai
rédigé mon mémoire de maîtrise, qui trace
les contours de l’insertion graduelle de
l’agriculture dans l’industrie
agroalimentaire mondialisée.
Actuellement, j’ai la chance de travailler
à titre de chercheur à Traget Laval, un
groupe de recherche sur le transfert, la
gestion et l’établissement en agriculture
qui me permet d’explorer des enjeux
cruciaux pour les milieux agricoles et
ruraux du Québec.
Un grand vide demeurerait toutefois à ce
bref portrait si je ne le complétais pas
par un hommage aux deux principales
personnes qui m’ont accompagné dans ce
long et parfois sinueux parcours : soit ma
conjointe, Sarah, et ma fille, Sophie.
Elles sont toutes deux cœur de ma vie!
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DAVID LESSARD
Département d’anthropologie
Université de Montréal

J’ai entamé le programme
de maîtrise en anthropologie à
l’Université de Montréal avec une idée
relativement claire du projet de mémoire
que je voulais mener. Pourtant, les aléas
du processus de recherche, certains
facteurs exogènes et la découverte de
nouveaux intérêts scientifiques ont tout
chamboulé. Si les thèmes de la jeunesse,
des générations et de la socialisation,
qui faisaient partie du projet de départ,
ont été touchés dans mon mémoire, ceux de
la religion et de la bureaucratie
coloniale (ou du colonialisme
bureaucratique) associée aux Autochtones
du Québec se sont, à ma propre surprise,
ajoutés. Cette recherche a été rendue
possible grâce à l’octroi d’une bourse du
Fonds québécois de recherche sur la
société et la culture.
J’ai présenté deux
conférences, l’une en mai 2006 au colloque
Ohpinitowin du University College
of the North à Thompson, Manitoba, et
l’autre, plus récemment, à celui du CIÉRA
à l’Université Laval. Je me suis aussi
impliqué bénévolement auprès de la revue
Recherches amérindiennes au Québec
en traduisant un article sur l’identité
métisse à la Baie James. Enfin, depuis le
dépôt final de mon mémoire, j’ai eu la
chance d’obtenir deux charges de cours à
la session d’hiver 2007 à l’Université du
Québec en Abitibi-Témiscamingue à Val d’Or
auprès d’un groupe composé d’étudiants
Cris et Algonquins. Ces tâches m’ont
permis d’approfondir et de formaliser mes
connaissances de la recherche en sciences
sociales et des politiques sociales visant
les Premières Nations du Canada.
Je compte retourner aux
études en septembre 2007 pour réaliser un
doctorat en anthropologie à l’Université
McGill.
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Marie-Pier Girard
Département d’anthropologie
Université de Laval

Ma trajectoire personnelle est
caractérisée par la coexistence de deux
mondes, soit celui de la recherche et
celui de l’intervention, et dans les deux
cas, les enfants se retrouvent au cœur de
mes préoccupations. Plusieurs expériences
en Amérique latine auprès de cette
population particulière se sont avérées
déterminantes dans mon parcours, entre
autres mon travail de prévention et
d’animation avec des enfants défavorisés
en Amazonie péruvienne, mes séjours
répétés dans les quartiers marginalisés du
Guatemala en tant que chargée de projet,
étudiante chercheuse puis chercheuse avec
des enfants en situation de rue, ainsi que
mon intervention dans les hautes terres du
Guatemala auprès de jeunes touchés par le
conflit armé. Ayant émergé d’un
questionnement sur ces enfances autres
observées dans divers lieux, mon mémoire
de maîtrise est quant à lui le produit de
mes rencontres avec un groupe de jeunes
cireurs de chaussures et vendeurs
ambulants qui exercent leurs activités
lucratives dans les rues de la ville de
Quito en Équateur. Je me suis proposée
d’explorer comment ces jeunes en situation
de rue qui évoluent dans un contexte
marqué par des déstructurations exacerbées
par la mondialisation, négocient leur
enfance, des enfances perçues comme
radicalement différentes de la définition
même de ce domaine de la vie humaine
admise par la conception occidentale
prescrite par certaines organisations
internationales. Ma démarche s’est fondée
sur une participation active des jeunes
sujets dans la définition de la recherche
et sur le recours à des techniques
participatives qui intègrent des modes
d’expression diversifiés (dessin, théâtre,
photographie, etc.), bref sur la
reconnaissance des paroles multiples et
des représentations plurielles construites
par les enfants.
Toujours animée par le désir de mettre le
monde de la recherche au service de celui
de l’intervention afin d’améliorer les
structures actuelles destinées aux enfants,
je poursuis actuellement ma réflexion sur
l’enfance en tant que domaine socialement
construit et sur les jeunes acteurs
sociaux dans le cadre de mon doctorat en
anthropologie. Je cherche maintenant à
retracer les trajectoires individuelles et
collectives d’enfants qui travaillent dans
un dépotoir à Lima afin d’examiner comment
ceux-ci négocient leur «meilleur intérêt»
face aux exigences en apparence
contradictoires de l’idéologie néolibérale
et de l’idéologie globale de l’enfance.
Des rencontres plus récentes avec des
enfants collecteurs d’ordures à Managua et
à Lima, de même qu’une recherche
participative effectuée à Mexico portant
sur les violences actuelles vécues par les
jeunes personnes, m’ont convaincue de la
nécessité de repenser la nature des Droits
de l’Enfant à partir des vécus et points
de vue spécifiques des enfants, de les
dépurer de leur aura d’intemporalité,
d’universalité et d’essentialisme afin de
rendre la Convention Relative aux Droits
de l’Enfant plus flexible et plus efficace
à la fois.
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