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Atelier de vulgarisation scientifique

Cet atelier s’adresse principalement aux étudiant.e.s des cycles supérieurs en sciences sociales cherchant à s’outiller sur les techniques de vulgarisation scientifique et de présentations audiovisuelles.

L’atelier offert s’inscrit en lien avec le concours de vulgarisation lancé en mai 2019 par l’ACSALF. Lors de cet atelier, les étudiant.e.s auront accès à des outils pratiques pour guider l’exercice de la vulgarisation et la réalisation d’une vidéo-capsule leur permettant de rendre compte de leurs travaux. Ces outils leur seront aussi utiles dans leur cheminement personnel, autant académique que professionnel. Ceux et celles qui ont déjà une ébauche de texte vulgarisé ou du matériel audio-visuel sont encouragé.e.s à les partager lors de l’atelier.

Atelier donné par Marianne-Sarah Saulnier, Doctorante en anthropologie à l’Université de Montréal, et Nicolas Rasiulis, Doctorant en anthropologie à l’Université McGill.

DÉTAILS :
Vendredi le 14 juin, de 13 h 00 à 14 h 30
À l’Université de Montréal
Pavillon Lionel-Groulx, 3e étage, salle C-3027-3

Entrée libre, mais contribution volontaire de 5$ suggérée

Inscription obligatoire par courriel : acsalf@ucs.inrs.ca

L’information sur le concours de vulgarisation de l’ACSALF: http://www.acsalf.ca/concours-de-vulgarisation/

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/302523753969834/

Nouvelle subvention du MRIF pour le démarrage d’une école d’été au Maroc

L’ACSALF est heureuse d’annoncer qu’elle vient tout juste de recevoir un financement du Ministère des relations internationales et de la francophonie afin de démarrer une école d’été en partenariat avec l’Université Mohamed-5, à Rabat, au Maroc.

Les fonds serviront pour l’instant à initier le projet par deux journées de réflexion à Rabat dès le mois de juillet. Ce sera l’occasion de connaître les besoins en termes théoriques et méthodologiques des professeur.e.s et étudiant.e.s, dans le but de donner les orientations de l’école d’été à venir.

Nouveaux documents d’archive en accès libre

Saviez-vous que des archives de l’ACSALF sont disponibles en accès libre sur Les Classiques des sciences sociales ?

Voici quelques nouveautés à consulter à ce lien http://classiques.uqac.ca/contemporains/ACSALF/ACSALF.html?fbclid=IwAR21pjWzDOgDu38nQG03RJ9MnkykzHWTRQvMjAssUHubMd5SYIWtF-RJ4fE

1)Actes du colloque de l’ACSALF 1993, ENTRE TRADITION ET UNIVERSALISME. sous la direction de Françoise-Romaine Ouellette et Claude Bariteau. Québec: L’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC), 1994, 574 pp.

2) Actes du colloque de l’ACSALF 1992, LES IDENTITÉS. sous la direction de Jacques Hamel et Joseph Yvon Thériault. Montréal: Les Éditions du Méridien, 1994, 585 pp.

3) Actes du colloque de l’ACSALF 1980, TRAVAILLER AU QUÉBEC. sous la direction de Colette Bernier, Roch Bibeau, Jacques Dofny et Pierre Doray. Montréal: Les Éditions coopératives Albert Saint-Martin, 1981, 427 pp.

4) Actes du colloque de l’ACSALF 1979, LA TRANSFORMATION DU POUVOIR AU QUÉBEC. sous la direction de Nadia Assimopoulos, Jacques T. Godbout, Pierre Hamel et Gilles Houle. Montréal: Les Éditions coopératives Albert Saint-Martin, 1980, 378 pp.

Consultez le site internet des Classiques des sciences sociales et leur page facebook.

Assemblée générale annuelle

Nos membres sont chaleureusement invités à notre assemblée générale annuelle qui se tiendra le vendredi 23 novembre 2018 à 17h, à la salle 1106 de l’INRS-UCS, au 385 rue Sherbrooke Est, à Montréal.
Trois postes seront à combler : administrateur-trice étudiant-e aux cycles supérieurs en sociologie, ainsi que deux postes d’administrateur-trice.
L’événement sera précédé d’une conférence et de la remise du prix Georges-Henri-Lévesque. Du vin et un goûter seront servis.

Au plaisir de vous y voir! Consultez l’événement facebook.

Atelier 24 : « Le religieux conjugué au pluriel »

L’atelier s’ouvre avec la présentation de Géraldine Mossière, également présidente de séance. Sa communication importe les notions de mobilité et d’immobilité dans le champ symbolique qui, avec la globalisation, voit se reconfigurer les tendances et comportements religieux. Que l’on pense aux nouveaux sites de pèlerinage (p. ex. le Petit Compostelle au Saguenay), au « religieux virtuel » (p. ex. les cimetières en ligne) ou aux e-churches, les sujets croyants ne semblent avoir de cesse de « porter » et « transposer » différents symboles moraux. G. Mossière invite à ne pas négliger les valeurs morales dont sont porteurs les sujets croyants qui moralisent des espaces physiques en leur assignant des significations qui orientent à leur tour les mobilités des autres sujets. Ces reconfigurations symboliques marquant des espaces géographiques tendent à établir des frontières pouvant donner lieu à de véritables « guerres symboliques », à des champs de bataille moraux.

La communication de Samuel Blouin demeure dans le champ des mobilités symboliques pour proposer de définir les conversions comme des mobilités dans des configurations de valeurs. Avec cette proposition, il souhaite déconstruire la synonymie entre les notions de « conversion religieuse » et de « mobilité religieuse » qui sont régulièrement employées de façon interchangeable. Cette synonymie repose en effet sur un consensus épistémologique sous-entendu définissant la conversion comme un « changement d’identité religieuse ». À l’appui des cas de Paul Claudel, un converti au catholicisme, et de Michelle Blanc, une transsexuelle québécoise, S. Blouin quitte le registre de la religion pour plutôt analyser les conversions au regard d’une sociologie des valeurs. Il souligne ainsi la centralité des convictions intimes des individus pour comprendre ces phénomènes en tant que « faits ordinaires » de la vie sociale.

Rosaria Maria Tagliente propose quant à elle une approche pour appréhender les rapports qu’entretiennent les individus avec la religion. Prenant ses distances vis-à-vis de la littérature sur la gestion du fait religieux, elle cherche à saisir la façon dont s’exprime la religion dans les pratiques et représentations des individus dans des sociétés dites sécularisées. Pour y parvenir, elle invite à considérer autant l’inscription spatiale d’individus partageant un même espace que la dimension temporelle de leurs parcours. De cette façon, il devient envisageable de s’intéresser au pluralisme religieux au sein même du groupe majoritaire dans lequel il ne semble pas exister a priori au regard des définitions « objectives » de la religion. Cette approche, inspirée de la méthode d’enquête de la « religion vécue », ouvre la voie à une cartographie des variabilités des religiosités individuelles dans le temps et l’espace.

Edio Soares n’a malheureusement pas pu obtenir son visa à temps pour pouvoir être présent à l’atelier.

Au cours de la discussion, différentes questions ont porté sur la question du choix et de la contrainte en matière religieuse. Par exemple, dans le cas des enfants, dans quelle mesure peut-on concevoir la religion comme un choix ? se demande V. Medori Touré. G. Mossière, en référence aux travaux de D. Meintel, donne l’exemple des couples mixtes dans le contexte montréalais qui tendent à concevoir les référents religieux comme un répertoire de symboles à disposition des enfants plutôt que comme une filiation. S. Blouin rappelle que les individus qu’il a analysés ne parlent pas de leur conversion qu’en termes de choix ou de contrainte, mais surtout comme quelque chose qui « leur tombe dessus ». Y. Droz souligne par ailleurs que la conversion pourrait gagner à être appréhendée comme une pratique thérapeutique comme le montre certains travaux notamment réalisés en contexte africain, ce que G. Mossière appelle à nuancer au risque de concevoir ainsi les convertis comme pathologiques. R M. Tagliente insiste à son tour sur la nécessité théorique de sortir des lectures en termes d’identité pour saisir les différentes formes de rapport au religieux.

Atelier 8 : « Aménagements et paysages urbains : pratiques et réflexions »

Marc Tadorian nous présente une ethno-géographie des territoires des pratiquants du train-writing sur les rames ferroviaires Suisses. Cette pratique consistant à graffer sur des trains a l’avantage de rendre mobile les œuvres des trains-writers. L’intervention se penche particulièrement sur la pratique du « bed&breakfast » organisé par les graffiti-writers à destination de « touristes graffiti ». Lorsque certains graffiti-writers se rendent dans un contexte non familier, ce service d’entraide entre adeptes permet d’obtenir un souvenir visuel de leur œuvre réalisée dans un contexte étranger. Lors de ces actions, les « locaux » mettent en œuvre un savoir géographique afin de synchroniser leurs actions avec le système ferroviaire : passages des trains et horaires des cheminots, tout en gardant le contrôle de leur territoire de « chasse » en « supervisant » la venue d’autres adeptes de cette pratique.

Coralie Lessard interroge ici la mobilité au regard de l’accessibilité aux infrastructures sportives dans des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) de la région parisienne. Les politiques publiques locales se sont attachées à inciter la mobilité hors ZUS des jeunes y résidants lors de leurs pratiques sportives. Ces politiques locales ont-elles eu le but escompté ? Via son étude de terrain, Coralie Lessard pointe le fait que ces politiques prennent peu en compte les habitus de mobilité de ces jeunes. Ceux-ci se déplaçant moins que les autres jeunes pour pratiquer leur sport. De nombreuses hypothèses sont avancées pour expliquer ce résultat : les ressources financières et matérielles limitées des parents (pour pratiquer certains sports, se déplacer), un capital d’autochtonie important et enfin le faible accompagnement des enfants par leurs parents pour se rendre dans les infrastructures sportives.

Jean-Louis Genard applique la dialectique vitesse/lenteur à la rénovation urbaine de la ville de Bruxelles. Cette question permet des entrées méthodologiques différentes tout en pouvant être étudiée sous l’angle des politiques publiques. Trois types de référentiels engagent les enjeux de vitesse et de lenteur, le premier l’attractivité (développement des gares par exemple), celui de la fonctionnalité (efficacité des transports en commun et enfin celui de la durabilité et de l’écologie (favoriser les espaces piétonniers, plan vélo, aménagements des espaces publics). La gare est valorisée puisqu’elle est une « porte de la ville » et permet l’articulation de ces trois référentiels : en termes de connectivité elle est un élément essentiel tout en étant liée au partage social de la ville tout en induisant une rénovation de cette dernière (construction d’un business center dans les environs comprenant bureaux et hôtels).

Marc Tadorian est interrogé sur l’origine sociale des graffiti-writers et sur les messages politiques et/ou culturels que peuvent comporter leurs graffitis. Après avoir souligné l’hétérogénéité socio-économique des personnes interrogées lors de son terrain, Marc Tadorian explique que ces groupes connaissent une hiérarchisation forte, entre « novices » et « expérimentés » ainsi que des tensions concernant les codes esthétiques attachés ou non aux graffitis par les personnes les réalisant (opposition quantité/qualité par exemple).
Coralie Lessard est quant à elle interrogée sur le fait que de nombreux licenciés sont rassemblés ensemble dans une même catégorie alors qu’une analyse plus fine permettrait de mettre à jour le fait que certains sports sont plus pratiqués que d’autres, par les jeunes habitants en ZUS (football, sports de combats). L’étude et le travail sont actuellement en cours, mais d’après les premiers résultats, l’intervenante confirme les propos rapportés par l’intervention.
Jean-Louis Genard est interrogé sur le processus de gentrification en cours dans le quartier de Bruxelles proche de la gare du Midi.